Points uniques de défaillance : pourquoi vous en avez plus que vous ne le pensez
Un point unique de défaillance n’est pas toujours un serveur. C’est souvent une personne, un fournisseur ou un fichier que personne ne pense à regarder.
On imagine volontiers le point unique de défaillance comme une machine sans secours. C’est le cas le plus visible, et souvent le mieux traité. Les plus dangereux sont ailleurs.
Les trois familles oubliées
- Les personnes : celle qui est seule à savoir clôturer le mois, redémarrer un système ou négocier avec un partenaire.
- Les fournisseurs : un opérateur, un hébergeur, un éditeur dont dépendent plusieurs activités sans alternative prévue.
- Les maillons discrets : un tableur partagé, une clé d’accès, un service cloud souscrit par une équipe et connu d’elle seule.
Pourquoi on ne les voit pas
Chaque outil de l’entreprise voit son propre silo : l’inventaire informatique connaît les serveurs, le service achats connaît les contrats, les ressources humaines connaissent les postes. Le point unique de défaillance se trouve presque toujours à la jonction de ces silos, là où aucun outil ne regarde.
Un point unique de défaillance est une dépendance que personne n’a écrite.
Les faire apparaître
Relier ces silos dans un même graphe suffit à faire apparaître la plupart d’entre eux : un élément dont dépend une activité, sans secours déclaré, et une personne seule à en détenir le savoir. Une fois visibles, ils se traitent : un second détenteur formé, un fournisseur de repli, une procédure écrite. Le travail n’est pas spectaculaire. Il évite simplement de découvrir la dépendance le jour où elle casse.