Chiffrer une panne avant qu’elle n’arrive : la méthode, sans boîte noire
« Combien nous coûterait la perte de ce système ? » La réponse tient en trois quantités : un coût horaire, une durée de rétablissement, une probabilité de propagation.
Un chiffre d’impact n’a de valeur que s’il peut être expliqué à un comité de direction, et contesté. C’est pourquoi le calcul de Lenexux est déterministe : les mêmes données donnent toujours le même résultat, et chaque étape peut être montrée.
1. Qu’est-ce qui tombe ?
Tout part du graphe de dépendances. Quand un élément tombe, on suit les relations « dépend de » à rebours : tout ce qui s’appuyait sur lui est touché, puis ce qui s’appuyait sur ceux-là, et ainsi de suite. C’est la cascade.
2. Combien coûte une heure d’arrêt ?
Chaque élément touché a un coût horaire d’indisponibilité. S’il a été renseigné, c’est lui qui est utilisé. Sinon, il est estimé à partir de sa criticité, avec des paliers étalonnés sur le chiffre d’affaires de l’organisation : une heure d’arrêt n’a pas le même poids pour une PME que pour un groupe.
3. Combien de temps pour revenir ?
La durée de rétablissement dépend de la nature de l’élément, on redémarre plus vite une application qu’on ne remplace un fournisseur, et de sa criticité. Elle est réglable par organisation.
4. Tout ne casse pas à coup sûr
Plus on s’éloigne de la panne d’origine, moins il est certain que l’effet se propage. Une probabilité décroissante avec la distance pondère chaque élément. On obtient deux chiffres : le pire cas, où tout casse jusqu’au bout, et le cas attendu, pondéré par la probabilité.
Un chiffre d’impact qu’on ne peut pas décomposer est une opinion.
Et la qualité des données ?
Un chiffrage ne vaut que ce que valent les dépendances sur lesquelles il repose. Chaque relation porte donc ses preuves, import, observation en direct, validation humaine, inférence IA, et le résultat affiche la solidité de sa base : combien de dépendances sont validées, combien sont fragiles, et lesquelles aller vérifier.